Guillaume Villaros ouvrira son atelier les 28 et 29 octobre 2023 dans le cadre des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes en Nièvre
Au fil des jours, je vous invite à découvrir un monde, celui de la matière, celui aussi de la couleur et de sa transparence. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires... Ils sont essentiels ! Merci à vous !
Guillaume Villaros ouvrira son atelier les 28 et 29 octobre 2023 dans le cadre des Portes Ouvertes des Ateliers d'Artistes en Nièvre
Les journées du Patrimoine sont un temps fort de la vie des régions. C'est l'occasion pour elles d'ouvrir au public des lieux connus, ou moins connus, pour des visites guidées souvent proposées par les propriétaires eux-mêmes.
Le Château de Villemolin, situé sur la commune de Corbigny dans la Nièvre (58), accueillait cette année le public pour la 50ème année et participait pour la 40ème, aux journées du patrimoine.
A cette occasion, Monsieur et Madame de Certaines, les propriétaires actuels, m'ont accueilli pour une exposition dans l'orangerie du château.
Deux jours de partage et d'échange; parmi les visiteurs de nombreux artistes, implantés dans la région, ont pu se rencontrer et agrandir leur réseau. Des projets pourraient naître, que Madame de Certaines encourage avec ferveur.
Une buvette proposait des boissons dont la vente va au profit de l'Association de sauvegarde de la croix du chemin d'Anthien, classée MH.
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| Des pensionnaires de la maison de retraite de Corbigny |
Le château de Villemolin est situé sur la commune d'Anthien (canton de Corbigny) dans la Nièvre, à 20 kilomètres au sud de Vézelay et à 30 kilomètres au sud-ouest d'Avallon, en bordure du Parc naturel régional du Morvan
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Le 9 juin dernier, Guillaume Villaros proposait aux résidents de l'Ehpad, une démonstration de peinture. De la toile blanche au sujet dessiné, il a montré les étapes de la réalisation d'un tableau. Curieux, les pensionnaires ont posé des questions tout en suivant le travail du peintre.
Le tableau sèche actuellement au-dessus de l'armoire de la grande salle du premier étage et sera terminé en direct, au cours d'une deuxième séance de démonstration fin juin.
| Guillaume Villaros peint en direct |
| Il montre sa technique : préparation de la toile avec un première couche... |
| ... puis le sujet est sculpté dans la pâte fraiche |
Il aura fallu attendre 30 ans pour que je fasse mon premier autoportrait. Celui-ci m'a été demandé par mes amis Alexandro et Jean-Claude (StellaGoldschmit) pour l'exposition qu'ils organisent en ce moment dans leur galerie Au Jardin Fleuri, à Lormes (58). Le thème de l'exposition était : Autoportrait aux fleurs.
Voici donc mon autoportrait, avec quelques unes de mes maintenant "célèbres" fleurs carrée.
Il sort tout juste de l'atelier...
C'était plutôt mal parti. L'idée initiale était de réaliser un tableau en noir et blanc. La matière avait donc été apposée en couches épaisses, de manière à sculpter le sujet dans la pâte. Le fond était noir, tout noir. Le sujet venait par-dessus, blanc. Mais le fond noir est devenu gris et les pétales ont fané, mêlés aux coulures noires du fond. Et tout est devenu terne. Puis tout a été recouvert de blanc : le fond, les fleurs, le vase, la verrière... Finalement, tout était blanc, mais tout était dur, sans vie, sans relief. La matière se posait sans grâce ni légèreté. Je regardais le travail avec horreur. Comment avais-je pu faire cela ? Comment le couteau avait-il pu matérialiser l'inconcevable ? Je restais là, le couteau posé sur la table. Je tentais de comprendre cette erreur, cette chose qui, devant moi, me disait toute la souffrance de ce qui n'est pas encore dit, pas encore conçu car encore si insignifiante.
Je laissais le travail reposer. Je laissais le temps agir.
Quand je revins, que le couteau se trouva de nouveau dans ma main, il se mit à danser. Il plongeait dans la matière puis venait percuter la surface, redessinant les formes et soulignant les traits. Soudain, le fond devint bleu, dense et opaque. Mais un soupçon de blanc lui apporta grâce et transparence.
Le bouquet, jusque-là vague amas de taches blanches, s'affina et s'allongea en un ensemble de pétales posés au bord du vase et maintenus par un subtil équilibre. Du jaune de Naples, en pointes fines, leur apporta un discret éclat.
Le vase est massif, posé sur la surface blanche de ce qui peut être une table. Ou est-ce le sol ? Il semble faire corps avec elle. Il se fond en elle, comme soudé par sa base. Sur son flanc, il laisse entrevoir les traces du temps, toutes en nuances subtiles de gris, de vert et de bleu.
Les fleurs - des roses ? - sont fragiles mais se défendent. Le doigt s'est blessé en tentant de les saisir. Un peu de sang est venu se poser...